Le gaz naturel au coeur du mix énergétique

Cette volonté a pour conséquence directe un intérêt croissant pour le gaz naturel qui fait un retour en force, offrant des atouts incontestables : compétitive pour les usages thermiques et la production d’électricité, c’est une énergie sûre grâce à la diversité géographique des zones d’approvisionnement. Extrêmement flexible grâce aux stockages, aux terminaux de gaz naturel liquéfié et à la performance des installations, le gaz naturel est une énergie peu émettrice de CO2 qui offre un parfait complément aux énergies renouvelables. Il permet de répondre efficacement aux variations de la consommation électrique tout en palliant à l’intermittence de l’éolien ou du solaire. Fort de ce constat, ENGIE accorde près de 60% de gaz dans son mix électrique, offrant le plus grand parc au monde.

 

 

Quelle place pour les énergies renouvelables ?

L’objectif du gouvernement de porter la part du nucléaire à 50% en 2025 a aussi pour conséquence d’ouvrir plus largement le marché français de l’électricité aux énergies renouvelables, réduisant ainsi le risque de dépendance à une seule technologie de production. Une politique soutenue par ENGIE qui – en tant que premier producteur mondial d’électricité non nucléaire, premier acteur dans l’éolien terrestre en France, en Belgique et en Italie et deuxième producteur d’énergie hydraulique sur le territoire français – donne aux énergies renouvelables, une place de plus en plus importante dans son mix de production. Les investissements réalisés dans toutes les filières des énergies renouvelables, que ce soit pour produire de l’électricité (énergie hydraulique, biomasse et biogaz, énergie éolienne et photovoltaïque), de la chaleur (biomasse, énergie solaire et géothermie) ou les deux à la fois grâce aux installations de cogénération, témoignent de cette volonté forte de diversification. L’objectif : augmenter de 50%, entre 2009 et 2015, la capacité du Groupe ENGIE en énergies renouvelables.

 

 

Et si l’on déplaçait le débat non plus sur l’offre mais sur la demande ?

Le parc photovoltaïque de Porette de Nérone en Haute Corse.Si l’on veut agir en cohérence avec les objectifs de l’efficacité énergétique pour une consommation plus sobre et responsable, ne faudrait-il pas revoir notre manière d’appréhender le mix énergétique ? ENGIE s’y emploie et axe sa politique énergétique non plus sur l’offre – la production et l’approvisionnement – mais sur la demande réelle des besoins et la diversité des usages (chauffage, cuisson, éclairage, transport, process industriels, etc.) avec le souhait d’une politique tarifaire transparente pour une énergie au prix « juste » reflétant la réalité économique et la mise en place d’une protection spécifique et renforcée pour les plus vulnérables.

Seul un mix énergétique diversifié et flexible, s’appuyant sur les énergies les moins carbonnées et sur la complémentarité des différentes sources d’énergies en réponse à la diversité des besoins et usages, apportera une réponse réelle et durable à la transition énergétique.

 

 

Les perspectives énergétiques à l’horizon 2030

D’ici 2030, un scénario de mix énergétique, défini selon les critères du développement durable par les experts du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) et diffusé dans le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie, prévoit que le pétrole représentera 30% de l’énergie primaire consommée dans le monde contre 34% en 2007. Le gaz naturel en fournira quant à lui 20,5% contre 20,9% aujourd’hui. Le charbon contribuera pour sa part à hauteur de 16,6% du total contre 26,5%. Le nucléaire s’établira à 9,5% contre 5,9% et les énergies renouvelables s’élèveront à 23,4% contre 12,7%. L’innovation dans les technologies durables et la recherche de nouveaux gisements sont au cœur de cette transformation. L’enjeu pour les groupes industriels spécialisés : être capable de gérer la continuité du mix énergétique, à un coût compétitif, tout en préservant les équilibres.