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Si le bois est la ressource en biomasse la plus anciennement exploitée pour la fourniture d’énergie, elle est loin d’être la seule.


La biomasse désigne l’ensemble des matières organiques dégradables et transformable, après combustion, en énergie. Depuis plusieurs années,
| Le saviez-vous ? | |
| Tractebel Energia a démarré en septembre 2008 la construction d’une centrale à biomasse utilisant la canne à sucre : le projet Andrade au Brésil (33 MW). | |
Les déchets ou «biomasse végétale» offrent un atout majeur : un bilan carbone neutre. En effet, la combustion de débris végétaux dégage une quantité de CO2 équivalente à celle qui a été absorbée lors de la photosynthèse.
Pour y parvenir, deux procédés sont utilisés : la combustion «après traitement» qui consiste à concasser, compresser, gazéifier et transformer en biogaz, améliorant ainsi le rendement énergétique ou la combustion directe qui utilise la biomasse comme combustible.
Deux autres avantages majeurs : elle est inépuisable et disponible partout dans le monde. Un atout inestimable pour répondre notamment aux besoins en énergie des pays en voie de développement et des territoires isolés.
La transformation habituelle de la biomasse ligneuse (principalement les rémanents forestiers, mais aussi la paille ou les cultures énergétiques) est sa combustion directe : elle est brûlée en chaudière pour produire de l’électricité et de la chaleur.
La gazéification est une alternative innovante qui consiste à transformer la biomasse en gaz combustible valorisable de multiples façons. La biomasse est d’abord séchée, puis soumise à une pyrolyse (une décomposition par la chaleur) pour être réduite à l'état de charbon de bois. Vient alors le processus de gazéification : le charbon de bois est exposé à un agent de gazéification, pour produire un mélange gazeux contenant principalement du monoxyde de carbone, de l'hydrogène et du méthane. S’ensuit une étape de lavage du gaz combustible de synthèse, prêt à être valorisé dans plusieurs utilisations :

Avec plus de 50 sites en Europe, aux Etats-Unis et au Brésil,
Deux projets sont en cours aux Pays-Bas : l’un devrait permettre de transformer une centrale existante pour brûler dès 2010, 25% de biomasse et réduire d’autant ses émissions de carbone ; l’autre concerne la construction d’une nouvelle centrale à co-combustion, conçue dès l’origine pour utiliser 50% de biomasse.
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